"Too often, those of us living in the South of our countries have treated the North merely as a source of wealth from natural resources"

Extrait d'un discours prononcé le 30 septembre 2003 à Saint-Pétersbourg, Russie, par la gouverneure générale du Canada, Mme Adrienne Clarkson.

 

La région desservie : Nord-est Canadien

 

Le vaste nord-est canadien a été développé par des explorateurs courageux qui n'ont pas ménagé leurs efforts dans des conditions souvent difficiles pour y développer des collectivités qui, jusqu'à ce jour, poursuivent les idéaux de leurs ancêtres. Aujourd'hui, partout dans les régions Côte-Nord du Québec et Labrador terre-neuvien, on partage avec les communautés autochtones le goût de vivre ici et d'y voir grandir nos enfants dans des espaces d'une fascinante beauté. Les vastes ressources de la région permettent à la Côte-Nord de paraître en tête de liste des régions ressources en ce qui concerne les revenus disponibles par habitant et en tête de liste parmi l'ensemble des régions du Québec pour les investissements publics et privés par habitant1. Ainsi, en 2002 par exemple, ces investissements s'élevaient à 16 000 $ par habitant , soit près de trois fois plus que la moyenne des régions du Québec.

Dans le cadre de la mondialisation des marchés, la croissance économique accélérée que nous connaissons se conjugue paradoxalement avec un exode de notre population, un phénomène mondial. Les nouvelles techniques d'extraction de nos grandes entreprises permettent de produire plus avec moins d'employés et surtout l'hyper concentration extra régionale des centres de décisions, et donc des emplois stratégiques reliés à ces entreprises ont contribué sensiblement à cet exode.






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Pourtant, malgré le départ de ces nombreux emplois tributaires des ressources régionales, l'économie nord-côtière poursuit sa croissance. Celle-ci génère un accroissement des véhicules, particulièrement des camions-remorques, au point d'étranglement qu'est devenu le service de bateaux-passeurs sur la rivière Saguenay.

L'étude d'opportunité du consortium Naturam-Genivar de 1999 prévoyait que dès 2017, le service de traversier ne serait plus en mesure de répondre à la demande à l'année. Une récente mise à jour de ces prévisions à partir de l'achalandage réel fourni par la Société des Traversiers du Québec pour les cinq années suivant l'étude démontre que les prévisions d'achalandage ont été sous-estimées dans cette étude et qu'en fait, l'année de saturation serait 2011. Sachant qu'un délai de dix ans est prévisible avant l'achèvement du pont, soit 2013, on peut mesurer l'urgence d'agir.

Sans lien ferroviaire avec le continent, à l'exception d'un traversier-rail à Baie-Comeau, on peut comprendre l'importance stratégique que revêt la fluidité et la sécurité sur la seule route reliant la région aux grands centres du pays. Notre artère routière principale, la seule, se sclérose rapidement au niveau de la traversée de la rivière Saguenay et ne permet déjà plus aux 100 000 habitants de la Côte-Nord et aux 28 000 Labradoriens, répartis sur un territoire plus vaste que la France, d'obtenir l'oxygène nécessaire à leur construction sociale et économique.

 
 

© Copyright 2003 - La Société du Pont sur le Saguenay
Conception et réalisation :
Simulation du pont : SIMARD Michel et al (1999)