La région desservie : Son économie

 

La construction d'un pont sur la rivière Saguenay permettra de relier les deux régions que sont la Côte-Nord du Québec et le Labrador au reste du continent.

Ces deux régions représentent à elles seules, 6 % de la superficie du Canada. Le Labrador (population : 28 000) représente 72 % du territoire terre-neuvien alors que la Côte-Nord (population : 100 000) représente 20 % du territoire québécois.

L'économie labradorienne

Les pêcheries, l'hydroélectricité et l'exploitation minière y sont des industries importantes. La découverte et la mise en exploitation prochaine du plus important dépôt de nickel au monde à Voisey's Bay engendrera des retombées économiques importantes. On évalue les réserves actuellement démontrées sur le site à plus de 60 G$. Les coûts du projet sont évalués à 2,9 G$ Voisey.pdf (264Kb) . De plus, le harnachement de la rivière Churchill à Gull Island (4 G$) et à Muskrat Falls (2,8 G$) permettra un développement majeur de la ressource hydroélectrique churchill.pdf (275Kb) . La continuité, la fiabilité et la sécurité du lien routier prennent une importance capitale pour assurer l'exploration et l'exploitation du territoire. Les économies labradoriennes et nord-côtières sont étroitement reliées, en particulier, la ville de Sept-Îles est le port d'expédition du minerai de fer récolté dans les villes de Wabush et de Labrador City.

L'économie nord-côtière : dynamique et enrichissante

L'industrie nord-côtière est hautement stratégique pour le Québec et le Canada.

Elle produit :

 

  • 28 % des expéditions minérales de la province;
  • 31 % de la capacité de production de l'aluminium (650 000 tonnes métriques). Des agrandissements en cours aux alumineries de Baie-Comeau et de Sept-Îles porteront la capacité à 1 100 000 tonnes métriques d'ici 2009 (accroissement de 70 %);
  • 28 % de la valeur des pêches;
  • 15 % des volumes de coupes forestières attribuées;
  • 27 % de la production hydroélectrique (sans considérer a) les mises en production des barrages SM-3 et Toulnustouc présentement en construction; b) les optimisations en cours dans les barrages existants qui permettront aussi un accroissement de la production; c) les projets amorcés de barrages sur les rivières La Romaine et Petit Mécatina qui génèreraient près de 3 000 MW au coût d'environ 10 G$1).

 

À cela s'ajoute une industrie touristique émergente dont le développement est intimement lié à la solution des problèmes de fluidité et de sécurité du réseau routier à Tadoussac.

Le dynamisme économique de la région Côte-Nord se traduit par les investissements massifs que l'on y fait. Entre 1997 et 2002, en moyenne, les dépenses en immobilisations per capita ont été de 12 365 $ annuellement alors que la moyenne pour le Québec était de 4 474 $ et pour Montréal de 6 088 $2.

Plusieurs projets majeurs viennent appuyer l'essor économique de la région. Déjà de projets connus de plus de 1 G$ chacun totalisent plus de 26 G$ (invest1g.pdf 75Kb).

En 1999, un expert, membre du Groupe de recherche en développement régional de l'Université du Québec, estimait à 4,186 G$ le produit régional de la Côte-Nord3 , soit 2,1 % du PIB québécois. Avec une population représentant 1,3 % de la population québécoise, chaque nord-côtier participe à l'enrichissement collectif à hauteur d'au-delà de 50 % de plus que la moyenne provinciale.

Par exemple, l'hydroélectricité produite en Côte-Nord permet de générer à elle seule près de 5 000 emplois directs bien rémunérés hors de la région, soit une masse salariale de 250 M$ récurrente annuellement s'ajoutant aux 1 000 emplois de la Côte-Nord (4 % des emplois de la Société pour 27 % de la production). D'autre part, la société Hydro-Québec a versé à son actionnaire, le gouvernement du Québec, à même ses bénéfices, un dividende de plus de 1,5 G$ en 2002 et anticipe un versement d'au-delà de 2 G$ en 2003. Près de 500 M$ de ces profits, récurrents, sont tributaires de la production de l'électricité nord-côtière (27 % de la production).

Il en va de même du traitement de 2e et de 3e transformation des ressources forestières, minières ou autres hors régions. La Côte-Nord est une région dynamique et fière de participer activement à l'enrichissement collectif4. Cependant, son développement économique futur dépend des nécessaires investissements dans son réseau routier, particulièrement par le désengorgement du goulot d'étranglement que constitue la traversée du Saguenay à son embouchure.

Comparaison avec l'économie de l'Ile du Prince Edouard

Suite à la construction d'un pont d'une valeur supérieure à 1 G$ à l'Île du Prince Édouard, voici quelques points de comparaison permettant de bien visualiser l'importance de la région du nord-est canadien.

 

 

1999

Population

Superficie
(km2)

Produit intérieur
(G$)

Investissements
de plus de 1 G$
prévus

Île du Prince Édouard

130 000

5 657

2,7

N/D

Labrador et Côte-Nord

128 000

590 914

6,05

26,2

 

 

La région du nord-est canadien représente plus de 6 % de la superficie totale du Canada et elle génère un produit intérieur deux fois supérieur à celui de l'île du Prince Édouard. Ces informations donnent une mesure de la richesse de la région et surtout permettent de mesurer le potentiel de développement si le territoire devenait accessible par un lien routier continu, fluide et sécuritaire.

Investir en Côte-Nord et au Labrador, un investissement rentable pour tous les Canadiens aujourd'hui et pour les générations à venir.

 
 

© Copyright 2003 - La Société du Pont sur le Saguenay
Conception et réalisation :
Simulation du pont : SIMARD Michel et al (1999)