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De plus, ces prévisions ne tenaient compte ni de l'installation éventuelle d'une ou de plusieurs nouvelles
entreprises utilisant le transport routier en Côte-Nord ou au Labrador ni des investissements massifs des
labradoriens dans leur réseau routier.
Au fil des ans, la Société des traversiers du Québec s'est adaptée à cette croissance en agrandissant les
navires et en accroissant leur capacité de 60 à 75 véhicules chacun. Depuis 1999, elle a aussi augmenté sa
période de service intense de jour et elle a enfin ajouté un 3e navire en période estivale. Malgré ces
efforts, les périodes de saturation des traversiers se poursuivent et la clientèle continue de croître.
C'est ce qui amène le directeur régional de Transports Québec (le promoteur de la construction d'un pont)
à émettre les commentaires suivants dans son avis de projet visant la construction d'un pont sur le Saguenay
:
« Selon les projections décrites précédemment, si aucune amélioration n'est réalisée pour accroître la
capacité du service, celle-ci sera atteinte pour un jour moyen de l'année vers 2017 et, pour un jour moyen de
l'été, en 2007. De plus, et malgré la stagnation du marché du bois d'œuvre sur la Côte-Nord, l'ouverture de
toute nouvelle entreprise (comme celle de Louisiana Pacific) peut laisser présager une saturation du service
beaucoup plus rapidement que prévu. »
Limites des solutions de rechange
« Le service de traverse Tadoussac/Baie-Sainte-Catherine a connu plusieurs vagues d'améliorations depuis son
implantation. Les interventions apportées au cours des années 90 ont porté sur l'ajout, à titre
expérimental, d'un troisième navire et, sur une base permanente, sur l'allongement des deux navires affectés
à la traverse. Ces interventions ont permis d'accroître la capacité réelle du service lors des périodes de
pointe.
Avec le temps, les possibilités d'amélioration de service actuel de traversiers s'avèrent passablement
limitées. La vie utile des navires et des systèmes de propulsion permet difficilement d'envisager d'autres
transformations. L'ajout d'un deuxième étage aux navires existants n'a pas été jugé viable d'un point de vue
opérationnel par la Société des traversiers du Québec. Dans le même ordre d'idée, l'ajout d'un quatrième
navire accompagné des infrastructures nécessaires demanderait des investissements considérables compte tenu
des gains réels apportés au service et de l'écart de coût avec la solution permanente du pont.
Enfin, l'incidence des options d'itinéraires de rechange (autres traverses, contournement via Chicoutimi),
même si elle s'avère complexe à estimer, ne sera probablement pas suffisante pour soulager le service de
manière à assurer sa viabilité à long terme.
Un pont comme solution à long terme
Considérant toutes les interventions apportées depuis la mise en place du service de traversier et malgré le
maintien des autres traverses, il subsiste toujours aujourd'hui certains problèmes à la traverse et ceux-ci
pourraient devenir plus aigus dans l'avenir. Ces problèmes semblent chroniques et contribuent à la fois à la
saturation même du service, mais aussi à ternir sa réputation auprès des clientèles nord-côtières.
Le ministère envisage donc la réalisation d'un pont au-dessus de la rivière Saguenay comme solution
permanente et définitive aux problèmes actuels et futurs appréhendés à la traverse. Cette solution en sera
une à long terme puisque sa réalisation, dans les meilleurs délais possibles, ne pourra se faire avant une
dizaine d'années.
Globalement, l'implantation d'un lien routier direct entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac entraînera des
répercussions positives évidentes. Parmi celles-ci, on peut compter les suivantes :
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